Inner Views - Hannah Collins

Galerie Sollertis

26.09.03 - 31.10.03

Opening on friday september 26, 2003 2-4 pm

Cette exposition montrera certains de mes travaux récents qui concernent la nature temporelle de notre rapport à l'espace intérieur, qu'il soit physique ou mental, et sa capacité à refléter et à questionner les structures matérielles et sociales environnantes. Toutes les images mélangent des photographies de grands formats grâce à un traitement numérique. Ce sont des images imprimées sur toile faisant référence à l'imagerie et aux conventions picturales, architecturales et cinématographiques.
Ces images produites au cours de l'année passée ont été créées en revisitant des films ou des peintures dont je me souvenais tels "News from Home" de Chantal Ackerman, "Faces" de Casavettes et des uvres de peintres comme Courbet ou Goya.
J'ai divisé l'exposition en trois parties constituées de deux images chacune. L'image clef par laquelle a commencé la série est une photographie de mon atelier en construction. Dans cette image, les travaux sont laissés à la vue du spectateur : les câbles électriques sortent du sol, ce dernier, en béton brut, vient juste d'être coulé et paraît encore mouillé et liquide. Il s'agit de mon propre espace de création en construction. L'image a été développée dans une conception sculpturale de l'espace, les fenêtres sont devenues une sorte d'interface de couleur jaune vif avec l'extérieur.
Dans une seconde série, je me suis concentrée, dans un supermarché de Californie, sur mon rapport aux surfaces liées à l'intérieur et à l'extérieur. Ces lieux constituent la surface clinquante et séduisante de l'espace social commun. C'est également l'espace où mes pensées personnelles sont confrontées à la réalité quotidienne, commune, banale.
Dans une autre série imprimée en noir et blanc sur toile, des coins de rues sont mélangés à des images de reliquats de vie animale et végétale. Ils apparaissent tels des déchets de plage mis en scène dans un milieu urbain.
Dans la troisième série, un des monuments de ma ville d'adoption Barcelone, le Pavillon Barcelone de Mies van der Rohe, est observé en tant qu'équilibre abstrait entre intérieur et extérieur. Dans ce lieu les matériaux semblent avoir été transportés à la surface de la vie sans efforts ni luttes. Les corps y deviennent des ombres et la mesure du temps paraît suspendue dans un éternel présent, celui de la Modernité idéale devenue permanence.

This exhibiton will exhibit some of my recent images which are concerned with the temporal nature of our relationship to inner space, both mental and physical and its ability to reflect and question surrounding physical and social structures. All the images merge large scale photographic images with digital processing to create images printed on canvas and refering to the imagery and conventions of painting architecture and film. These images made over the past year were created whilst revisiting remembered film and painted imagery such as "News from Home" by Chantal Ackerman, Casavettes' Faces and works by painters such as Courbet and Goya.
I have divided the work into three parts with two images in each. The key image which started this series is an picture I made of my studio under construction. In this image the workings of the space are left open to the viewer, conduits for electricity protrude from the floor, the bare concrete floor has just been poured and still appears wet and liquid. It is my own space of creation in the making. The image has been developed with a sculptural concept of space the windows have somehow become a bright yellow interface with the outside.
In a second series I have concentrated on my relationship with the surfaces of our contact between exterior and interior in a California supermarket, these places form the glittering and seductive surface of common social space. It is also the space where my private thoughts intersect with my everyday mundane common reality.
In another series printed in black and white on canvas the street corners are fused with images of the remnants of animal and plant life. They seem to me like the detritus of the shoreline in an urban setting.
In the third series the building in my hometown Barcelona, the Barcelona Pavilion by Mies van der Rohe is examined as abstract balance of outside to inside, a place where materials seem to be transported on the surface of life without effort or struggle. In this place the body becomes a shadow and a sense of time seems stopped in an ever present Modernist ideal of the temporal made permanent.

Hannah collins, Inner Views, 2003