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"Belles et Bêtes"
La beauté
s'exprime à coup de griffes amoureuses, et c'est griffes
toutes dehors que j'avance. La laideur est sa meilleure amie,
et ensemble rassurent le monde qu'il est bien en vie, et nous
soufflent que la mort est sans doute proche. Pour ne pas perdre
le rythme j'accouple des visages sans avenir, construit l'égo
fragile de certains tandis que j'enferme derrière les
barreaux du vide d'autres qui n'auraient pas compris l'idée
de la sauvagerie.
Mes délicieuses
pucelles cliquent de l'oeil aux superbes bâtards qui eux
simulent l'orgasme devant Wanted qui ne sait à quelles
cicatrices de Serge se vouer, lui, parfaite bête, ne pensant
qu'à la rapidité de 4x4, fuyant les harcèlements
téléphoniques d'un inconnu gentleman. And the world
goes round.
N'étant
plus que l'ombre de lui-même, Zupper Tänk semble ne
plus jouer et regarde droit devant lui ne faisant plus qu'un,
tandis que Waterproof swimingpool attitude, arc-en-ciel dedans,
grisaille dehors, en a jusqu'aux genoux. And the world goes square.
La bestialité
montre le bout de son nez à toutes saisons et c'est été
comme hiver que j'avance. L'humanité est sa voisine et
l'une face à l'autre, elles se regardent en boucle, dans
le miroir de l'éternel recommencement qui a saisi le besoin
de l'imagerie.
Serge Comte,
octobre 2004
Serge Comte a
présenté PARADISE à la maison éclusière
lors de la dernière édition du Printemps de Septembre.
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