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Niele Toroni Né en 1937 à Muralto-Locarno (Suisse). Vit et travaille à Paris. Une
exposition où il s’agira avant tout pour moi de donner
à voir de la peinture et où les amateurs
d’anecdotes n’auront même pas à rentrer.
(Rassurez-vous, je n’ai rien contre le musée Grévin
mais j’ose penser et dire que les
décorateurs-installateurs du musée Grévin et moi
ne faisons pas la même chose). Qu’est-ce qui rend de la
peinture visible ? la couleur des empreintes de pinceaux n°50
répétées à intervalles réguliers de
30 cm, leur disposition, inscription, dans le lieu, le lieu
lui-même, le jeu du peint et du non peint.
C’est-à-dire un travail de peintre (et non d’artiste
!) essayant de ne pas imposer ses obsessions par des « moyens
artistiques », mais acceptant les contraintes et les seules
possibilités liées à une méthode de
travail, pour donner à voir de la peinture, sans se
préoccuper du spectaculaire et sans tour de passe-passe.
Méthode et non système. La différence est grande.
Trop de travaux artistiques ne sont réalisés que pour coller au système « trouvé » par l’artiste, qui sans une méthode de travail et au nom de la pseudo liberté du tout possible, ne produit que des gadgets plus ou moins bien réussis mais toujours bavards car ne pouvant jamais se suffire à eux même. L’historiette a encore de beaux jours devant elle. Système comme truc, pas seulement en plumes, car se devant de s’adapter au goût du moment. Système fonctionnant pour et dans le système. Vive l’art des fonctionnaires artistiques. Pour ma part, aux systèmes à tics je préfère encore ma méthode à empreintes de pinceau, numéro 50 évidemment ! Niele
Toroni
Sept. 2007 |