|
Les fenêtres
L'amour en cage
« Le temps semble s'immobiliser sur ces images fixes, glacées
de platitude. Dégagé de contexte anecdotique qui
paradoxalement évoque le fenêtre albertienne ouverte
sur le monde, englobant en un coup d'il l'histoire de la peinture
contemporaine, Fauché propose des images immatérielles
à travers un regard distancié ».
Chez la couturière
« Issue d'une pratique mûrie dans les années
50, durant lesquelles les réponses à la déconstruction
de la peinture se sont ordonnées à travers ces
années avec le même souci de la peinture vérité,
depuis sa recherche sur les sanctuaires paléolithiques
jusqu'à une période abstraite dominée par
les signes et le graphisme, Fauché retourne délibérément
à une figuration déconstruite.
L'aiguillère
« Quelle relation entre l'art d'aujourd'hui art témoignage,
art technologique, art mise en scène et celui de
Jacques Fauché, loin du réel, du monde sur lequel
il a refermé la porte ? La démarche de cet artiste
ex professeur aux Beaux Arts peut sembler totalement
anachronique ».
Le Quinquenot
« La série des Fenêtres, présentée
ici, participe de la même problématique : explorer
les possibilités entre valeur, saturation et couleur à
travers huit combinaisons. La mise en scène intérieur/extérieur
renvoie à un jeu de lumière sur la surface des
objets, lesquels semblent participer malgré eux à
une nature morte.
Libéré des contraintes du paraître, l'artiste
envisage la couleur sous un aspect purement formel, voire matérialiste,
jouant parfois la provocation lorsqu'il s'acharne à donner
au sujet/objet un aspect léché (les déclinaisons
d'un intérieur bourgeois par exemple).
Laurence
Cabidoche, Art-Press, 1996
|
le quiquenot,
acrylique sur toile, 1 x 1 m, 1995
|
chez
la couturière, acrylique sur toile, 1 x 1 m, 1994
|
l'aiguillère,
acrylique sur toile, 1 x 1 m, 1995
|
l'amour
en cage, acrylique sur toile, 1 x 1 m, 1994
|
|