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Fabrice Hybert est né
le 12 Juillet 1961 à Luçon, Vendée.
Avec "mutation" en
1986, Fabrice Hybert montre pour la première fois un ensemble
de tableaux associant les techniques de la peinture à
l'huile et du collage d'objets où apparaissent des êtres
exceptionnels (danseuse, acrobate, aviateur, etc.) ainsi que
des créatures imaginaires (homme à six doigts,
sirène, monstres, etc.). La même année, le
FRAC des Pays de la Loire invite Fabrice Hybert à participer
aux quatrièmes Ateliers Internationaux des Pays de la
Loire qui se déroulent dans l'abbaye royale de Fontevraud.
Il réalise là plusieurs tableaux inspirés
par les lieux de son séjour.
Dès 1986, Fabrice Hybert
entreprend de concevoir lui-même la majeure partie de ses
catalogues et publications. Quelques années plus tard,
il publie un livre d'entretiens ("1-1=2", éditions
Joca Seria 1992), puis en 1994 et 1995 les deux premiers numéros
d'une revue intitulée "Oumeurt" conçue
par fax avec Hans Ulrich Obrist.
En France, la galerie Arlogos
puis la galerie Froment-Putman sont les deux premières
galeries à avoir présenté le travail de
Fabrice Hybert (notamment les premières "peintures
homéopathiques" 1986-88 et la "larve d'entreprise"
1991).
Il commence à exposer à l'étranger en 1988
à Montréal avec la galerie Riverin-Arlogos avant
de présenter régulièrement son travail dans
plusieurs galeries, centres d'art et musées d'Europe,
d'Asie et du Continent Américain tels que la Serpentine
Gallery à Londres en 1996, la Galerie Zeno-X à
Anvers et le musée des Beaux-arts de Gand en 1994, la
Kunsthalle Lophem à Bruges en 1996, le Kunstraum de Lüneburg,
le Kunstverein d'Hamburg et le Kunstverein de Bonn en 1993 et
1996, le musée national des arts visuels de Montevideo
en 1993, le Galerie Jack Tilton à New-York en 1996 et
la Biennale de Kwanjou en Corée en 1997.
Soutenu en 1988 par l'AFAA dans le cadre d'une résidence
dans l'atelier du peintre Munch à Oslo, Fabrice Hybert
a été le Lauréat en 1990 d'une bourse de
la Villa Médicis hors les murs qui lui permit de s'installer
pendant plusieurs mois à Tokyo. L'AFAA accompagna également
son parcours à travers plusieurs expositions collectives
organisées dans le cadre des trois dernières Biennales
de Venise ("Courts métrages immobiles" avec
Nicolas Bourriaud en 1990, "Aperto" en 1993, "L'image
dans le tapis" avec Jean de Loisy en 1993 et "Histoire
de l'Infamie" avec Jean-Yves Jouannais en 1995).
En 1992, Fabrice Hybert réalise son premier film vidéo
à l'occasion de son exposition au Creux de l'Enfer à
Thiers, il y apparaît en cuissardes de pêcheur en
train de tirer une corde supposée reliée à
une cloche que l'on entend mais qui reste invisible. Il a réalisé
d'autres films vidéo, notamment "Entretiens"
avec l'aide du Museum in Progress à Vienne en 1994 et
"Conversations" (galerie Froment-Putman, Paris 1995).
Le cinéma est présent dans tout son travail, avec
notamment les "storyboards" (1981 etc...), sortes d'oeuvres-accrochages
constituées par la disposition en Rhizome, volontairement
non chronologique, de dessins et de peintures, dont la disposition
varie sans cesse et se complète d'une exposition à
l'autre.
En 1992 au Creux de l'Enfer puis en 1993 au CAPC, musée
d'art contemporain de Bordeaux, il expose les décors grandeur
réelle d'un film dont le scénario est inconnu ("Précis",
1991). L'intérêt de Fabrice Hybert pour la vidéo
se retrouve enfin dans une série de courts métrages,
plus de cent à ce jour, qu'il entreprend en 1986 et qui
est restée inédite. De nombreux musées et
centres d'art français lui ont consacré des expositions
personnelles. Notamment le Creux de l'Enfer à Thiers,
qui lui a offert l'ensemble de ses espaces en 1992, la Criée
à Rennes et le CAPC, musée d'art contemporain de
Bordeaux en 1993 et enfin l'ARC, musée d'art moderne de
la ville de Paris, le musée de Saint Étienne et
le musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg,
en 1995. En quinze ans, Fabrice Hybert a su créer une
oeuvre protéiforme et cohérente dans laquelle s'opèrent
de constants glissements entre le dessin, la peinture, la sculpture,
l'installation, la photographie, la vidéo ou encore la
performance. Mettant à profit les intuitions de son enfance,
Fabrice Hybert a jalonné son travail de quelques productions
(dessins, peintures, installations) qui sont autant de matrices
pour ses oeuvres à venir ("Transformation du monde
en un fil" 1981, "Patron" 1986-1993," les
Fondations" 1989-1992, "Larve d'entreprise" 1991-1992,
etc...).
En 1994, il crée avec quelques amis la société
UR-sarl- afin de favoriser des échanges et de soutenir
des projets tant dans le monde de l'art que dans celui de la
recherche et de l'entreprise.
L'un des premiers projets d'UR
vise, via le commerce, "l'un des pilier de l'Islam",
à établir d'autres contacts que ceux de la guerre
et du terrorisme avec des pays marqués par une "religion
qui limite ou interdit l'image du corps". L'entreprise UR
accompagne Fabrice Hybert dans la production de "p.o.f"
(prototypes d'objets en fonctionnement), elle produit notamment
"radar", (une casquette à double visière
à Moscou en 1994) et organise avec l'artiste de nombreux
projet comme l'UR FAIR (Lisbonne 1998) ou la transformation de
l'ARC, musée d'art moderne de la ville de Paris en "Hybertmarché"
en 1995. Toute l'oeuvre de Fabrice Hybert peut être regardée
comme une entreprise mettant en réseau des idées
et des individus, des savoirs et des savoir-faire dont le dénominateur
commun est un certain humanisme entendu comme potentiel humain
de transformation.
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