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Olivier Mosset - Damien Aspe
Exposition du Mardi 19 Novembre
au Samedi 14 Décembre 2002
Vernissage le Mardi 19 Novembre de 19 h à 21 h
Olivier Mosset est né
à Berne (CH) en 1944. Après un long séjour
à New York, il s'installe à Tucson, Arizona. En
1990, Olivier Mosset représente la Suisse à la
Biennale de Venise.
En 1967 la création du groupe BMTP, associant les 4 artistes
Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni
à Paris, s'appuie sur un principe de neutralité
et d'effacement. Le groupe s'attache à déconstruire
la peinture et son système. Dès 1966, un cercle
noir inscrit au centre d'une toile blanche de format carré
apparaît dans l'uvre du peintre. En 1974, il expose pour
la première fois une série de toiles s'appropriant
les bandes caractéristiques de Buren, puis Mosset initie
en 1977 un cycle de peintures monochromes. En 1986, il expose
à Genève et ce pour la première fois, des
toiles portant un titre. Il ne s'agit plus de monochrome, mais
de peintures que l'on qualifiera de Néo-géo. Une
toile en particulier, One step backwards, marquera les
esprits: elle peut être analysée comme une uvre
de transition entre monochrome et peinture abstraite. Douglas,
1985-1986, comporte 196 cercles bleus sur un fond jaune, et se
présente donc en quelque sorte comme un inventaire de
tous les cercles que Mosset ait jamais peint. Ainsi au moment
où se produit un retour de la peinture abstraite sur la
scène contemporaine, Olivier Mosset expose et collabore
avec les figures majeures du mouvement néo-géo
(Ted Stamm, Donald Alberti...), et les critiques l'associent
à des artistes tels que Peter Halley ou Philip Taaffe.
"Depuis BMTP, mon itinéraire a toujours été
ponctué de rencontres avec d'autres artistes que mon travail
intéressait ou au travail de qui je m'intéressais"
*
Olivier Mosset et Damien Aspe
ont entamé leur collaboration à l'occasion de l'élaboration
d'une proposition pour une intervention artistique sur une station
de la ligne B du métro toulousain. Damien Aspe est né
en 1973, il vit et travaille à Toulouse:
"Plasticien ayant débuté
sous l'oeil expert de Jean Dieuzaide, Damien Aspe présente
pour la première fois à la galerie Sollertis, une
série de monochromes photographiques qui viennent bousculer
toutes les règles de construction en vigueur, pour ne
garder que l'essentiel: le papier et la lumière.
Totalement nouveaux tant sur un plan technique que conceptuel,
ses monochromes couleurs remettent en cause les théories
académiques de la photographie qui imposent un référent,
un négatif et un tirage en puissant leurs racines dans
l'étymologie du mot photographie qui signifie "écriture
de la lumière".
Conceptuellement, ce "retour aux sources" s'inscrit
dans une évolution logique de la photographie plasticienne
qui, depuis une vingtaine d'année, suit de manière
plus ou moins consciente, les mêmes règles d'évolution
et de déconstruction que la peinture. On pourrait ainsi
rapprocher les travaux de Roland Fischer et le Op Art, Andréas
Gursky et le All Over ou encore Stéphane couturier et
le cubisme par leur écrasement de la perspective...Soulignant
sciemment le mimétisme entre la photo et la peinture,
les monochromes de Damien Aspe poussent ce phénomène
à son paroxysme pour atteindre le degré 0 de la
photographie.
Le papier photo qui jusqu'alors ne servait que de simple support
à un négatif, devient ici, l'élément
essentiel et fondateur de l'oeuvre. Minimaliste et d'une grande
pureté, ce travail place le support au rang d'oeuvre.
Ne se limitant pas à la photographie, ses recherches aboutissent
à une oeuvre polymorphe en s'étendant aux autres
médiums de l'art contemporain. La vidéo et le son,
suivent rigoureusement les mêmes règles de déconstruction,
à la recherche de leur degré 0. La bande et le
vinyl quittent à leur tour, leur rôle de "chevalet"
et deviennent par le simple fait d'être, des oeuvres à
part entière."
Emmanuelle Georges
* Interview d'Olivier
Mosset par Hubert Bessacier paru dans Arte Factum, 1993.
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