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Lorsque de ma fenêtre,
j'observe la rue, ce qui m'interpelle et m'intéresse c'est
la banalité des scènes qui s'y déroulent
; mon regard s'attache à des gens qui marchent dans la
rue, des voitures qui roulent, d'autres qui stationnent Un chien
qui passeScènes d'une telle banalité que nous n'y
prêtons guère attention.
Malgré cette banalité
apparente, cette réalité ne cesse de changer tout
au long des jours : les ombres s'allongent et se déplacent,
les voitures changent de forme et de couleur. Cette personne
accélère le pas, l'autre vaque à ses occupations
dans la rue quasi déserte.
Selon le point de vue que j'adopte,
j'aime à donner à mes toiles un effet photographique
voire cinématographique ; c'est ce qui donne l'accent
dramatique et oblige le spectateur à se mettre dans une
situation de voyeur : il regarde, scrute, interprète ce
qui tous les jours semble se dérouler sous ma fenêtre.
J'aime sublimer cette apparente
banalité.
Philippe NUELL
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