Marseille est une
ville attirante pour les artistes. Ils sont nombreux à
y vivre et à y travailler. Partant de ce constat, Damien
Aspe a souhaité offrir un aperçu de cette scène
à travers l'exposition « Made in Marseille ».
Il a choisi des artistes issus de la jeune génération.
Leurs préoccupations sont multiples, tant dans la forme
que dans le fond, mais elles sont toutes ancrées dans
l'actualité. À travers leurs uvres, ces artistes
interrogent le rapport de l'homme d'aujourd'hui à la société
et le fait d'être d'artiste. La société de
loisirs, les médias, le paysage (urbain ou naturel) en
tant que représentation ou encore la musique sont autant
de moyens de mettre à jour le monde actuel. Katia Bourdarel,
quant à elle, s'éloigne de la réalité
immédiate pour atteindre celle du fantasme.
Au-delà du temps de l'exposition, « Made in Marseille
» est destinée à créer un pont entre
les villes de Toulouse et Marseille. En 2007, un groupe d'artistes
toulousains exposera à Marseille. |
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Katia Bourdarel
née en 1969
L'oeuvre de Katia Bourdarel interroge la capacité d'émerveillement
présente en chacun de nous, au moyen de divers médiums,
installation vidéo, photographie, aquarelle... Son monde
est traversé de princes et de princesses, d'instants de
bonheur valsés et suspendus dans la circularité
de l'animation. Il est étoilé de moments d'abandon
ou de dormitions merveilleuses et de sortilèges. Pourtant,
son monde nous est familier, intime même. C'est ce monde,
celui-ci, le nôtre, mais en images. Son oeuvre joue sur
les ressemblances, les intimités, le tissu familial. Tout
est en surface, tout est joué, tout semble simple...
mais quelque chose oblique et nous fait passer de l'autre côté,
c'est de là que naît la singularité de son
travail.
Charles Floren |
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Denis Brun
né en 1966
Denis Brun ne sait naturellement faire qu'une chose : du remix-global.
C'est à dire de la synthèse expérimentale
d'idées, de formes, de couleurs et de sons, en temps réel,
avec parfois une séance d'enregistrement improvisée,
immédiatement rangée et répertoriée
pour être exhumée le moment venu,
lors d'une tentavive de création.
Les sujets (l'adolescence, le skateboard, la fiction onirique,
l'abstraction, l'autoportrait direct ou indirect) et les techniques
(la couleur, le dessin, le collage) sont reliés à
la mythologie personnelle de l'artiste et prennent source dans
son environnement quotidien, son présent et son passé. |
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Sylvain Ciavaldini
né en 1970
La société de communication et son corollaire le
plus extraverti,
à savoir les médias, sont au coeur du travail de
Sylvain Ciavaldini.
Tout en se mettant en scène lui-même, il interroge
le statut de l'artiste,
la nature de l'oeuvre d'art et leur rapport au public.
Son travail se situe dans un entre-deux singulier
où se croisent le comique et le tragique.
Par-delà tous les mécanismes qui contribuent à
fabriquer des héros modernes,
le videaste met avant tout à plat l'évidence de
la difficulté d'être.
Philippe Piguet |
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Anthony Duchêne
né en 1976
Le travail d'Anthony Duchêne s'articule formellement à
travers des installations, des objets, des dessins faisant référence
à des dispositifs sonores : caissons, enceintes, pédales
d'effet et amplificateurs. Ses schémas, associant représentations
stylisées et légendes, sont autant de propositions
sonores indépendantes.
L'artiste développe un design des objets qu'il resitue,
suivant une certaine idée de la reprise, dans des problématiques
plastiques. Cette orchestration de formes et de matériaux,
intégrant parfois le langage, évoque le son sans
pour autant le produire. Paradoxalement, ces pièces aux
références sonores déploient une occupation
essentiellement physique de l'espace, le son restant absent au
bénéfice d'un silence qui s'impose dans la durée. |
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Marc Etienne
né en 1971
() Il collecte des images, des attitudes par le biais des médias
ou d'espaces reflétant des pratiques et des valeurs issues
du monde des loisirs et du divertissement (à la télévision,
sur internet, dans le milieu du théâtre, du music-hall).
Son choix se porte principalement sur des acteurs dont les prestations
restent néanmoins en marge d'une diffusion massive (amateurs,
excentriques ...). De ce fait l'artiste ne montre pas de savoir-faire
particulier si ce n'est de mettre à jour des images existantes
de talents inconnus et de les mettre en forme, en les organisant
entre elles au sein de dispositifs qu'il nomme "scène
d'expériences". Celles-ci se traduisent par des espaces
de monstration que l'artiste emprunte aux gens du spectacle (paravents,
panneaux, tables ...), des systèmes de signalétique
événementielle (posters, organigrammes ...)
Nadine Maurice |
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Joffrey Ferry
né en 1972
Joffrey Ferry se réapproprie l'esthétique d'espaces
purement utilitaires, souvent associés à la laideur,
pour en proposer une perception différente.
Dans un esprit dépouillé, aux contours flous et
aux cadrages cinématographiques, il aère la perception
que l'on peut avoir de ces paysages saturés. Il n'en conserve
que les signes les plus essentiels : en les soulignant ou en
les gommant.
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Antonio Gagliardi
Le travail d'Antonio Gagliardi, fondé sur la conception
d'espaces de loisirs, se double aujourd'hui d'une approche ludique
des lieux de végétation : mares, jardins botaniques,
jardins paysagistes. Entre expérimentation domestique,
espace zen et réflexion sur le paysage en tant que représentation,
son travail se présente toujours comme une proposition
à la fois iconoclaste, pratique et joyeuse, et déjoue
dans un clin d'il complice toute tentative de détermination. |
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